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1 mars, 2016

CCE du 25 févier 2016

Compte Rendu Du Cce Carrefour Sas Du 25 Février 2016
Compte Rendu Du CCE Carrefour Sas Du 25 Février 2016

Par tonton le 1 mars, 2016 dans Au magasin
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Victime d’un accident du travail : vos droits et obligations

Tout salarié peut, pendant l’exercice de son activité professionnelle, avoir un accident le rendant temporairement inapte à effectuer les missions qui lui sont confiées dans le cadre de son travail. Lorsque le caractère professionnel de l’accident est reconnu par la Caisse Primaire, le salarié peut bénéficier d’une prise en charge et d’une indemnisation lui permettant de faire face aux frais et pertes engendrés par son incapacité. Pour cela, il doit informer rapidement son employeur. De surcroît, une telle situation n’est pas sans effet sur le contrat de travail.

 

Qu’est ce qu’un accident du travail ?

Est un accident du travail le suicide au domicile du salarié, alors que l’atmosphère dans l’entreprise s’était fortement dégradée et que, corrélativement, le médecin traitant du salarié avait constaté chez lui un syndrome dépressif.

Cass. 2e civ, 3 avril 2003, n°01-14160

Est considéré comme un accident du travail, quelle qu’en soit la cause, l’accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant, à quelque titre que ce soit ou en quelque lieu que ce soit pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d’entreprise (1).

 

En d’autres termes, un accident du travail peut être caractérisé :

Information et déclaration de l’accident

Lorsque vous êtes victime d’un accident sur votre lieu de travail, vous devez en informer ou en faire informer votre employeur (2) dans la journée où l’accident s’est produit ou au plus tard dans les 24 heures (3).

Précisez à votre employeur les lieux et les circonstances précises de l’accident. Vous pouvez également fournir l’identité de témoins.

Votre employeur ou l’un de ses préposés doit alors déclarer tout accident dont il a eu connaissance à la caisse primaire d’assurance maladie dont relève la victime (4).

Sachez qu’il a le droit d’émettre des réserves motivées quant à la réalité du caractère professionnel de l’accident.

Votre employeur doit vous remettre une feuille d’accident du travail.

Si votre employeur refuse d’établir la déclaration d’accident, vous pouvez le faire vous-même auprès de votre Caisse Primaire.

Vous devez également, dans les plus brefs délais, faire constater médicalement votre état de santé auprès d’un médecin afin qu’il établisse un certificat médical initial.

Celui-ci doit vous remettre un certificat médical initial sur lequel est indiqué la localisation, la nature des lésions et des symptômes, ainsi que les séquelles qui peuvent en découler. Transmettez les volets 1 et 2 à votre Caisse Primaire d’assurance maladie (CPAM) et conservez le volet 3.

En cas d’arrêt maladie, votre médecin vous remet un certificat d’arrêt de travail que vous devez remettre à votre employeur.

La CPAM dispose d’un délai de 30 jours pour se prononcer sur le caractère professionnel de l’accident. Ce délai peut être rallongé de 2 mois supplémentaires en cas de dossier complexe.

 

Prise en charge et indemnisation

Dans le cas où la Caisse Primaire d’assurance maladie reconnaît le caractère professionnel de votre accident, vous bénéficiez d’une prise en charge à 100 % des soins médicaux et chirurgicaux, des frais d’analyse ou de pharmacie liés à votre accident, dans la limite des tarifs de l’assurance maladie (5).

C’est pourquoi il est important de conserver la feuille d’accident du travail que votre employeur vous délivre. En plus d’une prise en charge à 100 %, elle vous permet d’être dispensé de l’avance des frais à chaque fois que vous rencontrez un praticien dans le cadre des soins liés à votre accident.

Par ailleurs, en cas d’incapacité temporaire vous obligeant à interrompre l’exécution de votre contrat de travail, vous bénéficiez du versement d’indemnités journalières destinées à compenser la perte de vos revenus.

Ces indemnités sont versées tous les 14 jours, sans délai de carence et à partir du 1er jour (6) qui suit l’arrêt de travail, jusqu’à la date de consolidation ou de guérison.

Lorsque vous êtes mensualisé, votre salaire de base est déterminé en prenant en compte le dernier salaire brut que vous avez perçu avant la date de suspension de votre contrat de travail (7).

Le montant de ce salaire brut est divisé par 30,42.

Lorsque vous êtes en arrêt pour accident du travail, le montant de vos indemnités journalières évolue au cours de l’arrêt.

Ainsi, vous pouvez prétendre à :

Sachez qu’au delà de 3 mois d’arrêt, le montant de vos indemnités journalières peut être revalorisé en cas d’augmentation générale de vos salaires après l’accident.

Cependant, le montant des indemnités journalières ne peut être supérieur à votre salaire journalier net et doit être réduit de 0,5 % au titre de la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et de 6,2 % au titre de la contribution sociale généralisée (CSG).

Si à l’issue de la consolidation, vous êtes atteint d’une incapacité permanente de travail, vous pouvez bénéficier d’une indemnité en capital ou d’une rente pour accident du travail. Un taux d’incapacité est alors déterminé par le médecin conseil de la CPAM.

Est reconnu comme étant un accident du travail, le décès d’un salarié victime d’un infarctus au temps et au lieu de travail

Cass. Soc, 12 octobre 1995, n°93-18395

Si l’accident du travail entraîne le décès du salarié, ses proches (conjoint, concubin, partenaire lié par un PACS, enfants…), peuvent bénéficier d’une rente.

Effets de l’arrêt sur le contrat de travail

Lorsque vous êtes en arrêt pour accident du travail, votre contrat de travail est suspendu pendant la durée de l’arrêt de travail (10).

Le salarié bénéficie, à ce titre, d’une protection contre le licenciement.

En effet, au cours des périodes de suspension du contrat de travail dû à un accident du travail, l’employeur ne peut rompre ce dernier que s’il justifie soit d’une faute grave de l’intéressé, soit de son impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à l’accident (11).

Si vous avez fait l’objet d’un licenciement pour une raison liée à votre état de santé, il s’agit d’un licenciement discriminatoire, dont la nullité peut être prononcée (12) si vous saisissez le Conseil de Prud’hommes. Pour vous aider dans votre démarche, vous pouvez avoir recours à un avocat.

 

 

(1) Article L411-1 du Code de la Sécurité Sociale
(2)
Article L441-1du Code de la Sécurité Sociale
(3) Article R441-2 du Code de la Sécurité Sociale
(4) Article L441-2 du Code de la Sécurité Sociale
(5)
Article L431-1 du Code de la Sécurité Sociale
(6)
Article L433-1 du Code de la Sécurité Sociale
(7) Article R433-4 du Code de la Sécurité Sociale
(8) Article R433-1 du Code de la Sécurité Sociale
(9) Article R433-3 du Code de la Sécurité Sociale
(10)
Article L1226-7 du Code du travail
(11) Article L1226-9 du Code du travail
(12) Article L1132-4 du Code du travail

Par tonton le 1 mars, 2016 dans Juridiques
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22 février, 2016

N°463/16 21 février 2016

 Hyper 463

Par tonton le 22 février, 2016 dans Au magasin
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19 février, 2016

Une bombe contre le monde du travail

Loin d’être une « simplification à droits constants » du Code du travail, le préprojet dévoilé hier par le Parisien remet au patronat les clés de la relation de travail. Le modèle ultralibéral de l’économie numérique prend les commandes. Décryptage.

Les 150 pages du préprojet de loi de réforme du Code du travail que Myriam El Khomri doit présenter en Conseil des ministres le 9 mars prochain creuse la tombe d’un siècle de droit du travail. Les 35 heures volent en éclats et la possibilité d’en travailler 60 se généralise. La modulation des salaires pourra durer jusqu’à cinq ans. Le contournement des syndicats par l’employeur est facilité. Les pleins pouvoirs sont accordés aux patrons et l’ubérisation de l’économie est en marche. « Ce gouvernement entend donner un blanc-seing aux entreprises pour déréglementer le temps de travail et, avec lui, la santé, la vie personnelle et familiale des salariés », s’alarme la CGT.

1. Temps de travail : fini les 35 heures !

Le gouvernement l’aura sans cesse rabâché : mais non, on ne touchera pas aux 35 heures… Même si le principe est posé, l’avant-projet de loi sur la négociation, le travail et l’emploi (Nete) va permettre d’y déroger à tout-va. Et ce, en généralisant la négociation au niveau de l’entreprise qui s’imposerait à la loi. Le seuil de déclenchement des heures supplémentaires correspond toujours à la 36e heure, mais les entreprises pourront en augmenter le volume hebdomadaire. Jusqu’ici, il était interdit de faire des heures supplémentaires au-delà d’une durée maximale de 48 heures (Article L. 3121-35), sauf dans certains cas très précis comme dans les branches d’activité à caractère saisonnier. Le préprojet rend ce dépassement possible jusqu’à 60 heures « en cas de circonstances exceptionnelles, une convention ou un accord d’entreprise, ou, à défaut, un accord de branche », bref à tout niveau et sans respect de la hiérarchie des normes. Tout cela sans nécessiter l’autorisation de l’inspection du travail. Les apprentis de moins de 18 ans pourront travailler au-delà des 8 heures actuelles jusqu’à 10 heures par jour et 40 heures par semaine. Sans besoin de connaître l’avis du médecin ou de l’inspecteur du travail, qui devront simplement être informés. Et le forfait jours, qui peut lisser le travail des cadres sur 235 jours par an sans comptabiliser le nombre d’heures effectuées, va maintenant pouvoir être proposé à un salarié sans qu’un accord collectif ne l’y autorise.

2. Négociation collective : le pouvoir aux entreprises

Le modèle des accords de maintien dans l’emploi, qui permettent de revoir pour un temps déterminé le temps de travail et les salaires (c’est-à-dire augmenter le premier et baisser les seconds), est élargi « en vue de la préservation ou du développement de l’emploi ». Ils s’imposeront au contrat de travail. Si les salariés refusent, l’employeur pourra les licencier pour « cause réelle et sérieuse ». Pour éviter que des accords ne soient soi-disant bloqués par des syndicats majoritaires (voir reportage ci-contre), l’avant-projet de loi veut légaliser les référendums, jusqu’ici consultatifs. Au premier abord, l’article peut apparaître comme une amélioration : un accord ne pourra être validé que si 50 % des syndicats représentatifs le signent. Mais il y a un loup ! En effet, en relevant ce seuil de 30 % à 50 %, le projet supprime, de fait, le droit d’opposition des syndicats majoritaires. Un accord signé par les syndicats représentant 30 % des salariés pouvait en effet être contesté par ceux représentant 50 %. Ce droit est désormais caduc. Désormais, si un accord n’obtient pas de majorité, les syndicats prêts à signer peuvent déclencher les processus référendaires. Si les salariés votent à plus de 50 %, l’accord sera considéré comme valable. Sous couvert de démocratie directe, on délégitime les syndicats et on fait comme si aucune pression ne pouvait influencer le salarié, subordonné pourtant à son employeur. Quant aux prud’hommes, on le subodorait, c’est confirmé : les indemnités sont plafonnées au plus bas, c’est-à-dire à quinze mois de salaire maximum quelle que soit l’ancienneté du salarié dans l’entreprise. Le patron pourra donc provisionner a priori les licenciements même injustifiés…

3. Économie numérique : Uber se frotte les mains.

Enterrée, la loi Macron 2 sur les « nouvelles opportunités économiques » de l’économie numérique ? Au contraire. Le modèle « Uber », bâti sur l’utilisation d’une cohorte de travailleurs faussement indépendants, fait une entrée fracassante dans le Code du travail, avec l’ajout d’un chapitre les concernant. La loi Macron 2, présentée en novembre dernier, avait délivré une définition de l’emploi futur, se partageant en deux catégories : d’un côté, des emplois « bien rémunérés avec un haut niveau de qualification », de l’autre des jobs « peu qualifiés ». Des petits boulots hyperprécarisés, mal rémunérés, et qui ont vocation à le rester. Reprenant à son compte cette philosophie, la loi El Khomri inscrit que le travailleur « ne peut être regardé comme ayant avec la plateforme un lien de subordination juridique caractéristique du contrat de travail… ». Les Uber, Airbnb et compagnie peuvent se frotter les mains. La dépendance de leurs chauffeurs ou loueurs d’appartement à leur plateforme pour trouver des clients est considérée comme relation de gré à gré. Le travailleur ne dépend pas de son employeur, il se soumet librement aux règles édictées par la plateforme. Le travailleur doit procéder lui-même au « recouvrement des cotisations de Sécurité sociale et allocations familiales ». La plateforme, elle, est exonérée de contrôle de la part de l’inspection du travail.

En contrepartie de la consécration dans la loi de ce modèle totalement dérégulé, le compte personnel d’activité s’ouvre aux « professions non salariées ». Maigre consolation quand on sait que ce « sac à dos » de droits attachés à la personne et non plus au contrat de travail vise essentiellement à accorder un crédit de formation professionnelle, plafonnée dans la loi à 150 heuresn contre 120 actuellement.

 

Kareen Janselme et Paule Masson
Jeudi, 18 Février, 2016
L’Humanité

Par tonton le 19 février, 2016 dans Chez nous, en France
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12 février, 2016

Vélo : l’indemnité kilométrique fixée à 25 centimes par kilomètre

Le montant de l’indemnité kilométrique vélo, qui vise à inciter les salariés du privé à utiliser leur vélo pour aller travailler, a été fixé à 25 centimes d’euro par kilomètre, selon un décret paru au Journal Officiel.

La mise en œuvre de cette disposition, prévue dans la loi sur la transition énergétique, est toutefois facultative, les employeurs restant libres de la proposer ou pas à leurs salariés, ce qui avait été déploré par les défenseurs du vélo comme mode de déplacement en ville.

Le montant cumulé des indemnités perçues sera exonéré d’impôt et de cotisations sociales dans la limite de 200 euros par an.

L’indemnité kilométrique vélo avait été testée en 2014 pendant six mois par 18 entreprises volontaires employant quelque 8.000 salariés.

L’expérience avait montré que le nombre de salariés utilisant plus ou moins régulièrement le vélo pour se rendre au travail avait doublé, passant de 200 à 419, et les personnes volontaires avaient largement mis en avant des bénéfices pour leur santé.

La défiscalisation des achats de flottes de bicyclettes par les entreprises est une autre disposition en faveur du vélo inscrite dans la loi sur la transition énergétique, mais le décret d’application n’est pas encore paru, ont déploré fin janvier les élus du Club des villes et territoires cyclables.

Le gouvernement avait souhaité retirer du projet de loi de finances cette mesure de défiscalisation, qui avait été au final rétablie.

 

Par tonton le 12 février, 2016 dans Chez nous, en France
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11 février, 2016

Discipline : prendre des produits jetés aux ordures n’est pas du vol

Lorsque l’entreprise manifeste clairement son intention d’abandonner des produits périmés en les retirant de la vente et en les mettant aux ordures, l’entreprise ne peut accuser un salarié de vol car elle n’en détient plus la propriété. Cass. Crim, 15.12.15 n°84906.

Le vol commis par le salarié au détriment de l’employeur s’analyse souvent en une cause réelle et sérieuse de licenciement, voire même en faute grave. Toutefois, les tribunaux se montrent plus indulgents pour le détournement de denrées alimentaires, volées ou consommées sur place. La jurisprudence apprécie la gravité des faits en fonction de la modicité du vol, des circonstances, du statut du salarié et de son ancienneté.

Les débats devant la chambre sociale de la Cour de cassation se concentrent souvent sur l’appréciation de la gravité de la faute (1). Ici, la Chambre criminelle de la Cour de cassation s’attache à établir l’existence d’un vol en fonction des circonstances de l’espèce.

 A savoir:

Lorsqu’un vol est commis par un salarié à l’encontre de son entreprise, l’employeur a la faculté d’agir sur deux terrains. En premier lieu, sur le terrain de la sanction disciplinaire, puisque le salarié commet une faute dans le cadre de l’exécution de son contrat de travail. Cette sanction peut aller jusqu’au licenciement pour faute grave. En second lieu, sur le terrain judiciaire avec une condamnation pénale et civile, la juridiction répressive pouvant être saisie, selon le cas, par l’employeur ou par un autre salarié victime.

Un magasin a placé dans ses poubelles situées à l’extérieur des produits périmés. Une salariée du magasin a subtilisé ces produits et a alors fait l’objet d’une procédure pénal pour vol.

En première instance, la salariée a été relaxée mais le procureur de la république a interjeté appel.

La cour d’appel de Dijon a caractérisé un vol et condamne la salariée.

Un pourvoi en cassation est formé par la salariée du magasin.

La question tranchée par la Chambre criminelle de la Cour de cassation est la suivante : Malgré l’interdiction du règlement intérieur, la soustraction de produits périmés, retirés de la vente et mis à la poubelle par un magasin  dans l’attente de leurs destructions est–il constitutif d’un vol ?  

La Chambre Criminelle de la Cour de cassation énonce que la soustraction des produits impropres à la commercialisation, retirés de la vente et mis à la poubelle dans l’attente de leur destruction ne caractérise pas un vol.

La Chambre criminelle ajoute que le règlement intérieur interdisant à la salariée de les appréhender répondait à un autre objectif que celui de la préservation des droits du propriétaire légitime et était sans incidence sur la nature réelle de ces biens.
Autrement dit, l’entreprise a clairement manifesté son intention d’abandonner les objets périmés en les retirant de la vente et en les mettant à la poubelle.

En conséquence, le magasin n’étant plus propriétaire des denrées, la salariée ne peut donc être poursuivie pour vol.

Cette jurisprudence vient établir clairement le principe suivant : lorsqu’une entreprise se débarrasse de ses marchandises en les retirant de la vente et en les mettant aux ordures, elle en perd la propriété. Le salarié en prenant les dites marchandises ne pourra en aucun cas être accusé de vol.

Il est à noter que la décision pénale s’imposant au juge prud’homal, le salarié relaxé bénéficie donc de la possibilité de contester son licenciement (art. 1351 c.civ).

Inversement, si le salarié avait été reconnu coupable de vol devant la juridiction pénale, son licenciement aurait pu être considéré comme justifié (selon la gravité du larcin, l’ancieneté du salarié) devant la juridiction prud’homale, et sous réserve de la rédaction de la lettre de licenciement.

A cet effet, il y a lieu de se référer à ce qui figure dans la lettre de licenciement. Si cette lettre ne mentionne que le vol comme motif de licenciement et que le salarié est relaxé pour cette infraction, le licenciement devrait être annulé par le juge prud’homal. En revanche si la lettre invoque une faute caractérisé en rapport aux obligations professionnelles du salarié, ou une violation du règlement intérieur, la relaxe du seul chef de vol ne privera pas le juge d’apprécier le bien-fondé du licenciement (2).

En somme, ce n’est que lorsque la faute est qualifié de vol dans la lettre de licenciement et que le salarié est relaxé au pénal, que ce dernier pourra prétendre à l’annulation de son licenciement.

 


(1) Cass. soc., 12.01.2000, no 98-41.524, Cass. soc., 18.12.2000, no 98-42.036, Cass. soc., 05.05.2011, no 09-43.338.
(2)Cass. soc., 31.05.2006, no 03-48.224.

Par tonton le 11 février, 2016 dans Juridiques
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9 février, 2016

NAO 2016, propositions de la direction(maj)

 

Nao 2016 Propositions Direction Definitives

On fini juste la négociation NAO 2016 !!

Nous allons comme chaque Année faire une consultation des sections et des salariés : propositions
- salaire +0,5% au 1er janvier 2016.
-Complètement de 60 euros en plus sur la prime d’intéressement (on demande plus)
-reconduction de l’accord de remplacer les départs de retraite dans les 3 mois suivant son départ par un CDI ou un CDD qui passe en CDI
- Plus d’astreinte pour les cadres de + de 58 ans sur demande de leur part
- budget de 2 millions d’€ pour l’amélioration des conditions de travail.
- Echelon C pour tous les niveaux 2 ayant 25 ans d’ancienneté, mise en œuvre pour Septembre 2016.
- 2 jours fériés imposés à la place de 3 obligatoires
- Cesu passe à 400€ au lieu de 300€.
- Ticket resto a 5€ donc 2,50€ patronat et 2,50€ employés ou augmentation subvention cantine !

Thierry BABOT.

Par tonton le 9 février, 2016 dans Au magasin
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8 février, 2016

Particpation Et Abondement, Février 2016

Particpation Et Abondement, Février 2016

 

Par tonton le 8 février, 2016 dans Au magasin
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28 janvier, 2016

Hyper N°460 16 Plate Forme NAO 2016

Hyper N°460 16 Plate Forme Light

 

Par tonton le 28 janvier, 2016 dans Au magasin
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26 janvier, 2016

Souffrance au travail : oubliez le psychologue !

Entre 2007 et 2014, la psychologue du travail Lise Gaignard rédige des chroniques à partir d’entretiens menés dans son cabinet. Aujourd’hui réunis dans un ouvrage, "Chroniques du travail aliéné", ces textes sont poignants.

Entre 2007 et 2014, la psychologue du travail Lise Gaignard rédige des chroniques à partir d’entretiens menés dans son cabinet. Elle souligne les phrases les plus affligeantes, les retape, et change les prénoms. Aujourd’hui réunis dans un ouvrage, Chroniques du travail aliéné, ces textes sont poignants : la psychanalyste a du mal à relire son livre. Elle n’est pas la seule : « On m’a reproché de dire du mal des travailleurs », raconte-t-elle.

Si son texte suscite des réactions vives, c’est qu’il critique la dépolitisation de la souffrance au travail : à ses yeux, le changement le plus frappant dans le monde du travail en France n’est pas « la transformation – pourtant importante – des modes de management, ni les catastrophiques techniques d’évaluation pipées, ni la mondialisation. Pour moi, la différence majeure, c’est qu’en France, quand on est victime d’une injustice épouvantable au travail… on demande à aller chez le psy ! ».

D’après la psychologue du travail, c’est en 1998 que tout commence, avec la sortie de Souffrance en France, de Christophe Dejours, et Le Harcèlement moral, de Marie-France Hirigoyen. Deux ouvrages qui connaissent un succès retentissant : « Soudainement, tout le monde est harcelé, tout le monde a un pervers narcissique dans son entourage ! Le ministère du travail va même introduire le harcèlement moral dans la loi de 2002. » Lise Gaignard n’a pas de mots tendres pour cette loi qui « arrange les entreprises : pendant qu’on consulte sur les risques psychosociaux, on ne s’interroge pas sur les modalités de production ».

« Le problème n’est pas médical, il est lié au travail »

Les risques psychosociaux auraient-ils été instrumentalisés ? En tout cas, de nombreux médecins se plaignent d’avoir à régler des problèmes qui relèvent du management plus que de la santé. « Quand on a commencé à parler de harcèlement, c’était miraculeux : finalement, on comprenait ce qui se passait, on pouvait s’en prendre au pervers narcissique », se souvient Fabienne Bardot.

Mais cette médecin du travail porte aujourd’hui un regard plus amer sur la question, et refuse de mettre ses patients en inaptitude médicale. « C’est ce que tout le monde leur dit de faire, et c’est grave ! Le problème n’est pas médical, il est lié au travail. Je préfère la rupture conventionnelle : au moins, c’est le salarié qui la demande, qui décide de mettre un terme à une situation qui ne lui convient pas. »

Une façon de lutter contre l’hypocrisie d’une société qui gomme les conflits sociaux pour ne pas avoir à les aborder : « On ne dit plus un salarié, on dit un collaborateur, comme si dans l’entreprise tout le monde était égal. On ne dit plus licenciement, mais plan de sauvegarde de l’emploi. Même après les attentats du 13 novembre, on ne parle que de la souffrance des gens ! On met en place des cellules d’urgence, mais personne ne se demande comment on a pu produire des monstres pareils. »

« […] On utilise le psychologue pour faire du contrôle social, pour adapter les humains à des contextes hostiles ! »

Si la psychologisation de la souffrance au travail s’est autant développée, c’est aussi qu’elle constitue une niche rémunératrice pour les médecins, consultants et experts qui se sont spécialisés sur la question. « Même les syndicats envoient les salariés chez le psy ! La souffrance ne pousse plus à l’action, elle est vécue de façon individuelle et désespérante », regrette Anne Flottes, auteur de Travailler, quel boulot ! Les conflits du travail, enjeux politiques du quotidien.

« Bien sûr qu’il y a des gens qui vont mal et que le travail joue un rôle majeur dans ce malaise. Sauf qu’on utilise le psychologue pour faire du contrôle social, pour adapter les humains à des contextes hostiles ! », renchérit la professeure de psychologie sociale Pascale Molinier.

Le psychologue Yves Clot parle d’une approche hygiéniste des risques psychosociaux, qui transforme la fragilité des situations en fragilité des personnes. Stress, burn-out, pervers narcissique, sont des termes qu’il prend avec beaucoup de recul : « Le vocabulaire est glissant parce qu’il traduit une angoisse sociale d’appeler les choses par leur nom. Il y a quelque chose de profondément déréglé dans le travail. On assiste alors à une obsolescence programmée des mots. On passe des plans d’action contre les risques psychosociaux à la qualité de vie au travail, et pendant ce temps les symptômes s’aggravent. »

L’impossibilité du travail bien fait

Le cœur du problème est ailleurs. Il se trouve dans l’impossibilité du travail bien fait. Des personnes qui souhaitent travailler dans les règles de l’art se heurtent à des organisations qui sacrifient la qualité du travail, dans tous les secteurs : l’industrie, les services ou encore le milieu universitaire. Ces conflits de critères refoulés viennent s’enkyster dans le corps et la tête de chacun.

Le problème devient alors personnel, mais il est politique dans ses causes, tout comme dans ses conséquences. L’auteur de Le travail peut-il devenir supportable ? évoque le cas Volkswagen, « une organisation du travail qui fonctionne comme la Corée du Nord : on ne peut pas parler sous peine d’être éliminé, et on finit par abîmer l’entreprise, ainsi que la planète. Et là, on accorde aux salariés le droit de faire des aveux : c’est le comble de la perversion politique ! On les contraint à ravaler leur expérience, et quand on arrive au drame on leur demande de confesser des tricheries qu’ils ont été amenés à faire justement parce que la parole était censurée. »

Margherita Nasi

Par tonton le 26 janvier, 2016 dans Au magasin
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